Le Château de Rambouillet, par l'aspect bigarré de son architecture, évoque son jardin anglais sans toutefois en atteindre l'équilibre harmonieux. L'édifice a eu, à travers les époques, de nombreux propriétaires qui ont commandé des modifications d'ordre pratique plus qu'esthétique.
Au VIII siècle, ce qui sera le Château de Rambouillet, était tout au plus un hébergement au milieu d'une forêt qui abondait en gibier. Le lieu tient son nom d'un ruisseau, le Rambe ou encore le Rambeuil.
Pépin le Bref (715-768)
donne la demeure en 768 aux moines de l'Abbaye de Saint Denis.
Deux siècles et demi plus tard, la forêt rentre dans le domaine royal.
Rambouillet bénéficie alors d'un grand défrichage. Au XIII siècle
la paroisse compte 150 membres dont les activités sont très probablement
en rapport direct avec les travaux de la forêt.
Puis, sous Charles V (1338-1380), un grand bourgeois parisien, Jean
Bernier, achète pour 700 livres ce qui est désormais un manoir et
en fait un château fort.
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A sa mort, son fils vend le château à
Régnaud D'Angennes, premier valet tranchant et chambellan du Roi.
Il fait agrandir le domaine avant de décéder en 1416.
Puis, sous Charles V (1338-1380),
un grand bourgeois parisien, Jean Bernier, achète pour 700 livres
ce qui est désormais un manoir et en fait un château fort. A sa mort,
son fils vend le château à Régnaud D'Angennes, premier valet tranchant
et chambellan du Roi. Il fait agrandir le domaine avant de décéder
en 1416. Sous les règnes de ses deux fils, Jean I et II d'Angennes,
le château sera pris, pillé et brûlé à trois reprises par les anglais.
Plus tard, Jacques D'Angennes,
qui fut propriétaire du château de 1514 à 1562, reçoit souvent la
visite de Rabelais (1494-1553, père de Gargantua) à Rambouillet. Le
31 mars 1547, François 1er meurt au château des suites d'une longue
maladie. On dit que le Roi est mort dans la tour qui porte maintenant
son nom, mais il est probable qu'on ait installé le mourrant dans
une pièce plus confortable.
Les premiers canaux et bassins sont creusés entre 1699 et 1704.
Le propriétaire du château s'appelle alors Fleurian d'Armenonville.
Le jardin aussi se voit réaménagé. Puis, Armenonville vend le château à Louis XIV (1638-1715). Rambouillet rentre alors en possession du comte de Toulouse, le dernier fils légitimé du roi Soleil et de Madame de Montespan. De gros travaux sont entrepris. Sous la direction de l'architecte Jacques Sarda, deux corps de logis sont construits, doublant ainsi le nombre de chambres, et le pont-levis est détruit. Le comte reçoit alors la célèbre Cour.
Le duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse, vend le château à Louis XVI (1754-1793) qui fait creuser d'autres canaux et complète l'aménagement du jardin. Après la révolution, à partir de 1793, le château est laissé à l'abandon pour une vingtaine d'années. En 1804, sur la demande de Napoléon 1er (1769-1821), l'architecte Auguste Farmin fait de Rambouillet un rendez-vous de chasse et une maison d'habitation. La remise en état est achevée en 1807.
En 1944, la 2ème division blindée
du Général Leclerc (1902-1947) sur le chemin de la libération de
Paris passe par Rambouillet. Dans son sillon la ville verra passer
Ernest Hemingway (1899-1961). L'écrivain américain est alors correspondant
de guerre.
Si le Château de Rambouillet n'est plus le rendez-vous de chasse
célèbre qu'il était sous la présidence de Valery Giscard d'Estaing,
il est souvent pressenti comme lieu de réunion pour de grandes rencontres
internationales.
Vidéo du Château de Rambouillet
Le Château de Rambouillet est ouvert tous les jours sauf le mardi et sauf lors des séjours présidentiels du 1er avril au 30 septembre 2011 de 10h à 12h et de 14h à 18h du 1er octobre au 31 mars 2011 de 10h à 12h et de 14h à 17h
Tarifs :
Fermé le 1er janvier 2011, le 1er mai 2011, les 1er et 11 novembre et le 25 décembre 2011
Plus de 25 ans : 7,00 € / de 18 à 25 ans : 4,50 € / gratuit pour les moins de 18 ans.
Tél. : +33 (0)1 34 83 00 25
Sources documentaires :
Le Château de Rambouillet de Guy Nicot
Le Château de Rambouillet de G. Lenotre (Edition Denoël)
Le Patrimoine des communes des Yvelines (Flohic-Editions)
www.quid.fr
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